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Un chemin déjà tracé – Le hasard de la vie.

Vendredi 14 octobre 2011

 

Le hasard de la vie.

Part 12 : Un chemin déjà tracé.

Je suis né un 1 janvier 1970, dans une petite famille. Nous étions 4. Moi, ma grande soeur et mes parents. Je n'ai jamais rien fait par moi même, rien de mes mains en tout cas. Puisque tout ce que je faisais ou entreprenais, m'a toujours été amené sur un plateau. Même mes études en Mécanique, puis mes années aux Arts et Métiers étaient une voie toute tracé.

J'ai intégré une petite équipe, dans un groupe aéronautique. Jusque là rien d'extraordinaire. Je n'ai jamais rien fait pour obtenir ce poste, pas le moindre effort. Mon titre d'ingénieur a été mon ticket d'entré. Tout ce que j'entreprenais été une réussite assuré. Ce n'est que, lorsque j'ai rencontré un phénomène, à un festival de BD, que mon petite monde a vacillé un court instant. Notre seul point commun, la BD. Tout le reste nous séparait. Il était issu d'une famille nombreuse, d'un milieu social plutôt pauvre, une éducation plutôt rudimentaire. Néanmoins, avec lui, je me sentais bien. Je pouvais être moi même. Je pouvais lui partager mon ressenti, vivre ma passion sans que l'on me pointe du doigt. C'était vraiment une période sympathique.

Puis, il fallut que je mon à Paris. Chose que je n'ai pas regretté, puisque j'ai rencontré Elyse, aujourd'hui ma femme. Nous avions 2 enfants. Elle travaillé à mi temps en tant que consultante sénior sur l'environnement et l'énergie renouvelable. Elle venait d'une famille plutôt aisé, suivie une partie de ces études à ASSAS, puis bifurqua dans une formation spécialisé dans l'environnement. D'ailleurs, je ne me souviens plus trop exactement le nom de son école d'ingénieur, perdu au fin fond de la Bretagne. Du côté de Nantes.

Ensuite, on a décidé de prendre un appartement. Ce qui a était possible grâce aux 50 000 euros d'héritage de sa grand mère, complété de son apport de 32 000 euros, de mes 25 000 euros et du crédit que j'ai fait à la banque. Ce qui nous faisait un total de 380 000 euros, après négociation, pour un appartement de 78m² dans le troisième, pas très loin de la Rue Montorgueil. Sur une des rues perpendiculaires. C'était une jolie affaire, quand on sait que le prix moyen sur Paris est de 6500€/m².

Un weekend, on a décidé d'emmener les petits au jardin des plantes, histoire de leur faire découvrir aussi ce musé. Là par surprise, je croise un ami. Celui avec qui je partageais une passion commune. Il n'avait guère changé. Toujours aussi inexpressif du visage, dépassé par je ne sais quoi, que je n'ai jamais réussi à décrire. Ces quelques minutes en sa compagnie m'ont rappelé de bon souvenir. Je lui ai laissé mon numéro, espérant le revoir plus tard. Mais il n'avait pas donné signe de vie.

3 ans après, ma femme décide de me quitter. C'est l'hécatombe dans ma vie. Je n'arrive plus à géré mon travail, ma vie partagé avec mes enfants, mon crédit immobilier, mon ex et ma petite amie de passage. J'étais stressé. J'ai du changé mon téléphone pour ne pas être harcelé par mes créditeurs. Oubliant que j'avais laissé ce même numéro à mon ami quelques années plus tôt.

Plus tard, je me suis remarié à nouveau. Cette fois, avec Nathalie. Nous eûmes un garçon que l'on appela Pierre.

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La rue Montorgueil, à mon sens, fait parti d'une des plus belles rues de Paris. Avec ces petits commerces et le bruit ambiant du marché, ont a vraiment l'impression d'être ailleurs, de revenir sur un vieux Paris. Ces petites rues inondent tout Paris, tout en restant très discrètes faces aux grands boulevards Parisiens. Je vous conseil aussi la Rue de Lévis, près du métro Villiers.

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Mon combat, ma vie – Le hasard de la vie.

Mercredi 21 septembre 2011

 

Le hasard de la vie.

Part 11 : Mon combat, ma vie.

Je suis né un 1 janvier 1975 dans un petit pays. Dans le sud de l'Asie, le Laos. D'ailleurs je ne connais pas grand chose de celui-ci. Durant cette période, c'était la guerre. On parle souvent de la guerre secrète du Laos, puisqu'elle n'est pas archivée dans nos annales Français. Et pourtant, la France et les Etats-Unis ont activement participé à celle-ci. Mes parents, de simple paysan, fuyaient le nouveau régime. Les royalistes venaient de perdre leur combat, renversé par le communisme.

J'avais 3 ans quand j'ai quitté, le sol voisin. Nous étions entassés dans un des nombreux camps de la Thaïlande. Arrivé en novembre 1978, sur une terre qui nous était totalement inconnue. La première chose qui me frappa, c'était se froid envahissant. Il faisait froid dans ce pays, me disais-je. Je n'avais jamais rien connu de tel. Dans mon pays, on ne connaissait que les doux rayons du soleil, sauf bien sur à l'époque de la mousson. Le reste nous restait inconnu. J'ai passé mon premier hiver à dormir dans une maison, enfin plutôt une espèce de cabanon, tenu par des murs à peine plus épais que mes mains. Nous étions dans une petite famille d'accueil française, pour qui mon père travaillait. Bien qu'en partie montagnard au pays, mon père avait du mal à supporter le froid et l'air qui le suffoquait, ici dans les alpes. Là-bas, même en même montagne, il ne faisait pas froid, au contraire la chaleur y était plus forte.

3 ans plus tard, on avait déménagé et j'avais intégré la CP. Mon pays d'adoption était devenu la France. On vivait dans un HLM de 36m². Mon père travaillait à mi-temps, à l'usine du coin, tandis que ma mère s'occupait de nous, moi et mes deux soeurs. Cet hiver là, il y'avait 80cm de neige. Rien que pour sortir de chez moi, c'était vraiment le parcours du combattant. Dès que nous franchissions la porte de l'immeuble, pour l'extérieur, le froid nous glaçait le corps. Mes jambes tremblaient. Mes pieds étaient gelés. Je pouvais à peine bouger mes mains. Marcher dans et sous cette neige m'effrayait. J'avais peur de ne pas pouvoir y arriver. 80cm de neige, ce n'était pas rien pour un petit bonhomme de ma taille. D'ailleurs, j'y allais seul et à pied. Mon école était à proximité. Tandis que ma mère accompagnait mes deux soeurs à la maternelle. J'avais un pull léger, rouge vif, avec des rayures oranges et des bottes premier prix aux pieds, que je portais quasiment 3 fois par semaine. Difficile de s'en sortir avec un petit salaire. Le SMIC, enfin le demi-SMIC, de mon père, nous permettait tout juste de nous habiller, de manger et de quoi payer mes fournitures scolaires.

10 ans plus tard, j'avais 16 ans, on vivait cette fois dans un 70m², mais à 9. J'étais au collège, je ne souhaitais qu'une chose, arrêter l'école. Cela m'ennuyait au plus haut point. Puis, difficile d'étudier dans des conditions optimale, quand tu as le dernier qui n'arrête pas de pleurer. Les deux autres en train de se battre. La petite soeur qui regarde sa série préférée. L'autre qui écoute en boucle sa musique sur un baladeur Sony, emprunté à son copain. C'était vraiment difficile. Puis, je n'avais qu'une envie, c'était de sortir jouer avec les copains. Choses que m'interdisait ma mère. La famille passait avant tout. Je devais aider ma mère à faire la cuisine, à mettre la table, à faire le ménage et aider mes frères et soeurs dans leurs leçons. La seul fois où j'avais un moment à moi, c'était quand j'étais dans mon lit. Je pouvais enfin respirer, commencer à rêver, puis m'endormir d'épuisement, avant de continuer ainsi de suite mon quotidien.

1 an est passé, j'ai eu mon brevet des collèges avec beaucoup de difficulté. Quelques mois après, mon père décéda d'une leucémie. Ca a été un coup dur, mon morale était au plus bas. Pourtant le docteur, au premier symptôme, nous avait assurés que ce n'était pas grand chose. Mais il est parti sans pouvoir voir l'avenir de ces enfants. Depuis, je nourris une certaine haine pour les médecins.

2 ans après mon BEP, je voulais travailler, pour pouvoir être indépendant. Ne pas être un fardeau pour ma famille. Ma tante m'en a dissuadé et m'encouragea à continuer vers un bac pro. Finalement, j'opte pour un BAC STI. Encore une fois, j'obtiens mon diplôme de justesse. Je décide de continuer vers l'IUT, mais mon dossier est refoulé. Je postule pour un BTS où je suis placé 20ème de la liste d'attente. 2 mois après la rentrée, on m'appel pour me prévenir de la disponibilité d'une place. C'est une catastrophe. Je m'ennuie et je n'arrive pas à suivre les cours. Je me demandais à quoi pouvait bien me servir toutes ces matières. Surtout dans la vie réelle, la vie de tous les jours. A mes yeux, le système scolaire français était inadapté, mal conçut.

Après 3 ans, j'obtiens mon BTS sans vraiment me fouler. J'ai tout juste 22 ans, les yeux qui brillent encore, plein d'espoir de pouvoir enfin me débrouiller seul. Mais très vite, je déchante. Dans ma ville, d'une taille moyenne de 60 000 habitants, il n'y avait pas de travail. D'autant plus que je ne savais pas du tout comment m'y prendre. Et personne dans mon entourage pour me conseiller. Ma tante s'était mariée et déménagea vers l'Ouest de la France.

Je suis resté à galérer 2 ans comme ca. Je perdis confiance en la vie. Pas d'argent, pas d'aide financière de l'état, totalement perdu et sans repère. Tout du moins jusqu'à que je rencontre Richard. On s'était croisé à un festival de la BD. Très vite, on a sympathisé. Lui était ambitieux, confiant, ingénieur en aéronautique, passionné et un peu plus âgé que moi. Bref, tout le contraire de moi. D'ailleurs, c'est lui qui me prêtait ces comics de Tarzan, Thor, Phantom ou encore de Super Nova. Quand il me parlait de la vie, de ces envies, c'était vraiment intéressant. Il avait un point de vue totalement opposé au mien. J'avais envie de lui ressembler, d'avoir  une vision plus large, je l'enviais, c'était devenu mon modèle. Puis un jour, il a été muté sur Paris. Depuis, je n'ai plus eu de nouvel de sa part.

2 ans après, à mon tour aussi, je travaillais à l'usine. Comme le fût mon père en son temps. Mais au bout de quelques mois, j'en avais marre et j'ai démissionné. Une fois inscrit à l'ANPE, j'ai demandé une formation avec l'AFPA. Mon conseillé me refusa net, le financement de ce projet. Trop cher à ces yeux. A l'époque, c'était la pleine fusion de l'ASSEDIC et de l'ANPE. Tout ca pour dire que c'était un vrai gros merdier. La fusion de deux entreprise, c'était toujours très délicat, un vrai dilemme. Tant humain que sociaux-professionnel. L'objectif du directeur de L'ANPE, c'était de faire des économies et donc ça passait aussi par la réduction  du droit à la formation. Du coup, ca m'a sucré les moyens pour atteindre l'objectif que j'avais en tête. Bien plus tard, la France allait entrer dans l'ère de la crise économique et peut être bien plus. Notre pays était endetté, beaucoup plus que ne pouvait l'imaginer la plus parts des Français.

Finalement, avec le peu d'économie en main, je suis monté à la capitale. Là, j'ai été confronté à la dure réalité. Certes, il y'avait, semble-t-il, de très nombreux postes de libre, voir des milliers. Mais à quel prix? Pour une offre d'emploi, il y'avait 100 candidats, dont les 3/4 était écrémé par des critères qui m'étais totalement inconnu. Mon CV n'arrivait bien souvent pas à franchir cette étape. J'ai galéré sur 6 mois, écoulant le peu d'argent qui me restait. Puis, coup du destin, j'ai obtenu une formation en alternance. Trouvé un foyer jeune, juste de quoi m'héberger sur l'année.

10 mois après, je me retrouvais, à nouveau, à rien faire. Inscrit à Pôle Emploi, sans toucher un moindre centime. Je n'avais pas encore droit au RMI. Pas assez de mois cumulés pour y avoir droit, pas prioritaire sur d'autres dossiers,… Bref, la misère totale, au point où ça commence à me stresser, moi qui ne le suit pas de nature.

6 mois après, en sortant du jardin des plantes, surprise. Richard était là avec sa femme et ses 2 enfants. Nous discutâmes du bon vieux temps, même s'il ne fût pas si vieux. Il était 17h30, l'heure pour eux de rentrer. Il me laissa son numéro, pour que je l'appel, histoire de se prendre un café. Mais, je n'ai pas eu le courage de le faire. J'avais à peine de quoi m'en payer un. Quant à lui, il avait déjà une petite famille, acheté un appartement et un job bien payé. Je ne pouvais pas me présenter à lui. Pas comme cette fois là, pas dans une tel situation. Ca m'a donné la rage, non pas celle qui fait du mal, mais plutôt celle qui te redonne envie de te battre à nouveau. De te relever et d'y faire face, quitte à tout y perdre. C'est comme cela que j'ai décroché un premier entretien, que j'ai signé un CDI. Mais mon salaire de misère, mes 1200€, me permettait tout juste de vivre correctement. Je pouvais à peine payer ma chambre de bonne à 450€, mes courses à 180€ et mon titre de transport à 52€. Sans oublier mes différentes dépenses du quotidien. A la fin du mois, il me restait à peine 50€, pour mes dépenses en loisir, même pas de quoi économiser. Là, je me demandais, comment mes parents ont réussi à nous élever avec si peu d'argent. Car, je n'arrivais pas moi même à subvenir à mes propres besoins. Mon compte était constamment dans le rouge. Je passais mon temps à payer mes agios.

2 ans après, avec mon expérience, j'ai réussi à décrocher un nouveau poste, un peu plus intéressant et donc mieux payé. Avec 1600€, je pouvais me permettre de faire de temps à autres des restaurants ou sortir au cinéma. Ma vie en devenait un peu plus confortable. J'avais emménagé dans un 20m², à proximité du G20, près de Gare de Lyon. Quartier plutôt sympathique. En rangeant mes vieux papiers qui trainaient dans les cartons. J'ai retrouvé un bout de papier, avec un numéro, celui de Richard. Me sentant plus à l'aise, moins miséreux, j'ai essayé de le contacter. Mais, malheureusement se numéro n'était plus attribué.

A peine 1 an après, je quitte mon poste pour cause de restructuration des employés. Tout ca pour dire que j'étais mis à la porte, de façon poli et sans être remercié. J'avais pensé à aller au prud'homme. Mais pour quoi faire, je n'avais rien à y gagner. Même pas 12 mois, dont 6 mois en CDD, c'était trop court pour espérer récolter le moindre gain. Surtout quand les démarches administratives, ne sont pas des plus aisées et très longues en procédures. Bienvenue dans un système ancestral! Limite, on utilise encore une plume G pour remplir un dossier à l'ère de l'internet. C'est honteux, scandaleux!

3 mois après, on m'appel pour un poste avec une expertise particulière. Je passe les 3 entretiens avec succès et je commence à savourer ma nouvelle vie. Mon salaire aussi, qui passe à 1900€ Net avec un statut ETAM. Je décide de déménager dans le sud de paris, plus en banlieue, pour un 27m². Je me dis qu'après ces années, je ne m'en sors pas si mal. Un salaire correct, une vie plutôt tranquille et qui commence à entrer dans mes cordes. Une vie que je n'avais même pas espéré, il y'a quelques années, tellement c'était proche du rêve.

3 mois après, j'ai commencé à acheter tout et n'importe quoi au lieu de faire des économies. Tout ce que je n'ai pas pu m'offrir auparavant, durant mon enfance à ma vie étudiante, c'est là que je me suis fait plaisir. J'ai commencé à cumuler les consoles de jeux vidéo auxquels je n'y jouais presque jamais. Et puis, quand j'ai vu "Infernal Affairs", un film que m'avait prêté un pote. J'ai eu envie d'un ampli à lampe. Et, j'ai crédité ma banque pour avoir ce petit ampli à 890€. Mais quel son! Magnifiques!

4 ans après, une fois que j'ai eu tout ce que je voulais. J'ai décidé de mettre de l'argent de côté. J'avais envie d'un projet futur, d'un appartement à moi et d'une famille. Je n'avais toujours pas changé de job, et pourtant, j'en avais envie. Mais difficile de trouver un autre poste. Un bac+2 avec de l'expérience, il y'en avait partout. On préférait parfois un profil ingénieur débutant au mien, plus malléable comme dit mon collègue. Mon salaire n'avait guère beaucoup évolué. J'étais passé à 1980€ net et les impôts me faisait toujours aussi mal. Mais après tout, c'est normal, j'ai un salaire correct et je vivais seul. J'étais loin d'être pauvre. Je n'étais pas riche non plus, mais j'étais dans la moyenne parisienne à mon niveau d'étude et d'expérience.

2 mois après, j'ai décidé de me débarasser de tout ce qui m'encombre. Je jette mes habits vieux de 10 ans, le reste passait au service de relais Emmaüs. J'avais cette manie de collectionner les objets. Peut être, est-ce le fait d'avoir été pauvre qui fait ca. Ma réussite, ca a été un très long combat. Un combat bien difficile et désespéré. Tout cela, je le dois à mon acharnement, mais aussi aux différentes rencontres que j'ai faits. Surtout à celle qui m'a inspiré, qui m'a permis d'évoluer, d'avoir un autre regard, une autre vision, une autre perception, une autre pensé et peut être de l'ambition, de la confiance, … Je me dis aussi qu'il y'a eu un facteur chance. Rien que d'y penser, j'en verse une larme.

Puis, je meurs bêtement écrasé par une voiture, près du métro Saint augustin. Tout ca parce que j'ai traversé une rue sans faire attention à la bifurcation de celle-ci.

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Infernal Affairs: film de Alan Mak, Wai Keung Lau. Avec Tony Leung et Andy Lau.

 

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A la découverte d’une inconnue – Le hasard de la vie.

Mardi 20 septembre 2011

Le hasard de la vie.

Part 10 : A la découverte d'une inconnue

Nous sommes le 8 octobre 2012 et je viens de me faire larguer par ma copine. Cela faisait 4 ans que l'on était ensemble, dont 2 ans dans mon petit appartement du 13ème. Il y'avait tant de chose qui nous unissait. Mais aussi tant d'autre qui nous séparait.

J'adorais regarder des films d'amours, tristes, dramatiques, … Dans le genre de "One day", "Restless", "La guerre est déclarée" ou encore "Perhaps love". Alors que Solange aimait plus les trucs joyeux et d'action comme "Darty Dancing", "Arnacoeur" ou "Les pirates des caraïbes". Je crois qu''il y'avait très peu de film en commun entre nous.

J'adorais mon quartier, le 13ème, j'y vivais depuis presque 5 ans. C'était un rêve d'enfant de pouvoir s'y installer là, dans ce quartier populaire, où je croise des gens qui me ressemble. De ne pas être étranger à ce milieu, c'est cela qui me plaisait ici. Encore une fois, ici, elle aurait préféré s'éloigner un peu plus, plus dans le 5ème, prêt de la place Monge. C'est vrai que c'était joli par endroit, mais ce côté un peu bourgeois me répugnait. Je ne m'y sentais pas à l'aise. Toute comme la fois où elle a voulu me présenter à ses parents. J'ai eu droit à un interrogatoire du genre: "Comment l'as tu connu? Quelle étude as-tu fait? Et l'avenir, y'as-tu pensé?". Ce qui m'a le plus scié, c'est le regard de dédain qu'avait sa mère. Tandis que son père essayait de rester correct et poli, sans plus. Seul son frère se démarquait un peu du lot. Très curieux, enfin plus intéressé par ma perception de l'art. D'ailleurs bien à l'opposé de la sienne. Ce jour là, a été une journée des plus désagréable de ma vie. Car côtoyer des bourgeois bien loin de la réalité des français moyen, ce n'est vraiment pas une partie de plaisir. Je crois que c'est ce que je détestais le plus chez ma copine. Elle avait de ces manies qui m'horripilait. Malgré cela on s'aimait très fort. Enfin, jusqu'à que ce jour…

Oui, un jour, elle m'appela de son travail, pour que l'on prenne un café ensemble. Chose inhabituelle, venant de sa part. Elle était souvent accaparée par son travail. Elle était assistante de direction pour un gros cabinet de conseil, dont je préfère taire le nom d'ailleurs. A chaque fois que l'on a abordé le sujet, c'était souvent une discussion tabou.

Je pensais prendre un café au Mc Café ou sur la terrasse du bon pêcheur. Mais avec les travaux aux halles au forum, ce n'était pas le meilleur endroit. On est donc allé au Starbucks coffee à côté de Beaubourg. Je reconnais bien là ces goûts, tout ce que je n'aime pas. J'en avais eu ma dose de Starbucks. Pire, j'en ai fait une overdose! On s'installa, elle commanda un macchiato au caramel, je pris simplement un café. Dans la foulé, elle m'annonce qu'elle me quitte. Au début j'ai cru mal entendre et lui redemanda de se répéter. Mais ce fût un blanc.

Notre commande arriva, je bus mon café. Puis, je fis semblant de comprendre, en lui disant que cela faisait partie des choses de la vie. Après cela, on ne s'est plus revue. Son nouvel ami est passé récupérer ses affaires et parti sans rien ajouter. Ce n'était pas le moment, sinon je l'aurais égorgé vif. Je venais de tout perdre, ma copine, mon job, … et je devais continuer à payer mon crédit.

Un soir, je suis sorti courir, me changer les idées. Un baladeur à la main, écoutant mes chansons de Se7en. Ce soir là, j'ai croisé, au loin, un ange. Une jeune femme, bien habillé, qui semblait sortir avec des amis. Et je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai attendu qu'elle rentre chez elle pour la suivre. J'étais comme possédé, émerveillé par son charme et son sang froid. Depuis ce jour, je n'ai eu qu'une idée en tête, il me fallait la photographier. Comme image que l'on ramène pour souvenir. C'est instant de grâce que je voulais immortaliser.

J'ai donc investit dans un Panasonic GF1 d'occasion. Plus tard, j'ai retrouvé un job dans un petit journal gratuit. Et chaque fois que j'avais du temps, j'allais l'observer, la photographier en gardant mes distances. Je profitais de cette occasion pour lui envoyer 7 photos, accompagné d'une lettre, un petit poème. Et cela, 7 fois de suite. En référence au 7 décembre 2012, jour où je l'ai croisé, jour où j'écoutais Se7en. C'est pourquoi, j'ai cherché un pseudo qui pouvait coller avec cette rencontre. J'ai réfléchis à 2 fois 7, ou 7 et 7. Puis, en regardant la pochette de Se7en, j'ai eu une inspiration. En décalant le 7 de Se7en, j'obtenais "7 Seen" comme "7 vues" ou "7 prises". Tout du moins, c'est ce que je me disais.

Après avoir envoyés mes 7 lettres et ces photos, je n'ai pas cherché plus à la revoir. J'ai juste repris le cours de ma vie.

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One day

Restless

La guerre est déclarée

Perhaps Love

Darty Dancing

Arnacoeur

Les pirates des caraïbes

Panasonic Lumix GF1

Se7en: Chanteur coréen, connu aussi au USA pour certain de ces clips tourné pour MTV.

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7 seen – Le hasard de la vie.

Lundi 19 septembre 2011

 

Le hasard de la vie.

Part 9 : 7 Seen

Il y'a eu cette lettre, signé "7 seen" que j'ai reçue ce matin, à 9h00. Cette lettre m'a choquée et mise en colère. Comment un simple inconnu pouvait-il tout connaitre de ma vie, de mes relations, de mon quotidien, … Ces photos en étaient la preuve, il en savait beaucoup sur moi. Ce gars devait être dérangé, psychopathe ou mythomane!

 

*****

Le contenu de la lettre:

Nous sommes comme les deux doigts de la main, inséparable et pourtant séparé par l'espace. Le temps ne nous est pas encore favorable, mais viendra le jour où nous serons réunis.

7 seen

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Ce jour là, en sortant de chez moi, j'ai préféré jeter un coup d'oeil à l'extérieur, par la fenêtre, voir s'il n'y avait pas ce psychopathe. Là, à m'attendre que je sorte de chez moi. Mais pas une personne en vue. J'étais un peu tendue, mais après quelques minutes de marche, mon corps c'est vite relaxé. J'ai profité de ces quelques pas pour écouter "Knockin' on Heaven's Door" avec mes  intra auriculaire, des Shure SE530. Le tout sur un lecteur MP3 un peu mastoc, le HiFiMAN HM-801. C'est sur, c'est loin d'être le plus sexy des lecteurs audio. Mais, c'était mon ex qui me l'avait offert, pour fêter mon premier job, mon premier CDI. Il avait l'air heureux de pouvoir m'offrir ce petit joujou. A l'époque, je ne lui ai rien dit, mais sur le coup, j'aurais aimé quelques choses de plus tendance, plutôt rose ou violet, voir vert pomme. Et quand je l'ai eu en main, quand j'ai écouté "Knockin' on Heaven's Door" la première fois avec ce HiFiMAN, j'ai eu un vrai choc. J'avais l'impression de redécouvrir cette chanson, un peu comme si j'étais à un live. Depuis, je ne l'ai plus lâché, malgré son apparence.

D'ailleurs, puisque je parle d'ex, ca me fait penser qu'un collègue voulait que l'on mange ce soir ensemble… C'était le genre bien obsédé, à sortir avec toutes les femmes du bureau, plutôt beau gosse, trop prétentieux et avec le sourire qui tue. Il plaisait à beaucoup de mes collègues féminines, tandis que les hommes le haïssaient. Mais moi, ce n'était pas mon genre. J'ai accepté son invitation par politesse; je compte bien l'envoyer balader ailleurs, une fois le diner fini. J'aime me laisser désirer.

Le soir arriva, il a fallut se rendre du côté de Louvre Rivoli. J'ai donc pris le métro 1. Une fois sortie des souterrains à "Palais Royal, musée du Louvre", je me suis retrouvée sur une place, la place du Palais Royal. Pas très loin de la "Comédie française" d'ailleurs. Il y'avait juste là, en face de moi, un restaurant, la brasserie du Louvre. Pas très accessible pour la moyenne, vu les prix pratiqué. Mais c'est ici qu'avait lieu le rendez-vous.

Il arriva avec du retard, il m'avait fait languir plus d'un quart d'heure. J'étais en tailleur et il commençait à faire froid. Je me suis dit que j'allais le lui faire payer bien cher. C'est à ce moment là, qu'il arriva sans excuser, confiant en lui, me fit la bise et d'un tour de bras m'emporta dans ce restaurant.

Une fois à l'intérieur, le serveur vint nous accueillir, nous installa, posa la carte du restaurant sur la table. Il nous proposa l'entrée du jour "Foie gras de canard aux zestes de citron vert, confit de physalis" ou "Tartare de saumon au gingembre mariné dans une feuille d'algue séchée, roquette en deux façons". J'hésitai longuement, pendant que julien commandait ces oeufs à la mayonnaise. J'avais envie de tester ce tartare au gingembre pour le comparer à celui que faisait un ami asiatique. Mais je m'étais arrêtée sur l'idée du foie gras au citron, confit au physalis… Le physalis me rappelait des souvenirs, à la fois sucré et acide. Comparable à ma jeunesse remplit d'insouciance et d'idéalisme. Bien que mes années à ASSAS ne soit pas les meilleurs souvenirs.  Mais c'est plus le reste, les sorties entre copains, le cinéma l'après midi, le café/bar pour réviser, les petits restos à petit budget, … Ca m'a donné du baume au coeur. Et j'ai opté pour le premier choix, le foie gras.

A la fin de soirée, il voulait m'embrasser. Je l'ai fixé droit dans les yeux, lui disant que c'était la dernière fois. Notre relation restait strictement et purement professionnelle. Au-delà de cela, il pouvait toujours courir sans rien attendre de ma part. Il le prit avec le sourire et parti sans rien dire. La soirée, c'était terminé avec une addition à 112 euros pour deux. Bien sur, il m'invita.

Quelques jours plus tard, au cabinet d'avocat où je travail, j'ai croisé à nouveau ce Julien. Il s'excusa et tenta à nouveau de m'inviter. Cette fois-ci, j'ai refusé. Je savais très bien ce qu'il avait en tête. Son seul souhait, c'était de m'avoir au lit et ainsi augmenter son palmarès. Depuis, il court un bruit à mon sujet. Mais, je n'ai que faire de ces Ouï-dire.

En rentrant chez moi, j'ai reçu à nouveau une lettre. C'était la septième et la dernière. Et comme à chaque fois, elle était accompagnée de 7 photos, 7 vues et prises différentes. J'avais même cherché à comprendre le pseudonyme de "7 Seen". Une amie m'a fait remarquée que le "n", une fois retourné, pouvait donner un "u". Le "u" faisait référence au "you", ce qui faisait donc "See you" – te revoir. On a longuement réfléchi au sens de ces photos et de son pseudo. Mais sans d'autre piste, on c'était résumé à cela.

Avec du recul, je me disais que ce gars avait un sens artistique bien développé. Il y'avait de très belle photo. Ces lettres étaient toujours très bien composées, très poétique. Marjorie en était d'ailleurs jalouse et m'enviait. Depuis, je n'ai plus eu de nouvelle.

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Le contenu de la dernière lettre:

Il y'a un temps pour chaque chose. Un temps pour écrire et s'inspirer. Un autre pour partir et s'exprimer. Et dans mon cas, il est temps de vous laisser, vous, ma belle inspiration, celle qui a su illuminer mon coeur le temps d'une pause.

 

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Knockin' on Heaven's Door: chanson de Guns N' Roses

HiFiMAN HM-801: Lecteur MP3 un peu rustique, mais qui délivre paraît-il un son magnifique.

Shure SE530: Shure c'est taillé une renommé dans le monde des intra auriculaire haute gamme.

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La femme au stylo – Le hasard de la vie.

Mercredi 14 septembre 2011

 

Le hasard de la vie.

Part 8 : La femme au stylo.

Ce midi, je suis allé manger dans le quartier de l'Opéra. Tout de suite, juste après avoir fini mon repas, au lieu de prendre mon métro et revenir à mon lieu de travail, j'ai décidé sur un coup de tête d'aller m'installer quelques minutes au parc des tuileries.

Mon premier réflexe a été de repérer la première chaise de libre. J’avais de la chance, il y’en avait une exposé au soleil, à quelques mètres d’ici. Je m’approchai d’elle, puis me stoppa quelques secondes. Quelqu’un m’avait devancé de quelques millièmes de seconde, c’était un monsieur d’une cinquantaine d’année. Il semblait indécis, à peine l’avait-il touché que je me suis dit que je devais partir en quête d’une autre chaise. Mais, il se mit à regarder ailleurs comme s’il cherchait ou attendait quelqu’un. Il s’éloignait d’elle de quelques pas. Je pris alors l’initiative de la prendre et de la mettre à l’ombre. Ce jour là, il faisait plutôt chaud pour un mois de septembre. Trop pour moi, qui aime le printemps. Une fois sous l’arbre, à l’abri du soleil, je m’installai, un journal d’information  à la main. Non pas pour le lire, puisque j’avais déjà lu les articles qui m’intéressaient. J’ai simplement fermé les yeux, faisant un semblant de somme. J’adorais me laisser bercer par la brise, j’adorais cette fraicheur. Me sentir enlaçait par elle. Ca me procurait un plaisir presque exquis. Comparable à l’excitation des papilles lorsqu’elles découvrent de nouvelle saveur et que cela frétille de l’intérieur de la bouche.

J’avais un casque semi fermé sur la tête, écoutant F.I.R. pour Faye Ian Real, un groupe taïwanais à tendance rock, un peu dans le style de Dos As Infinity. J’étais en train d’écouter leur premier album,  Fairyland in Reality Self.  Arrivé sur la piste 2 – « Fly Away », qui arrivait au bon moment, j’avais vraiment la sensation d’être transporter ailleurs. Comme si j’étais en haut d’un sommet à crier haut et fort « je suis le roi du monde ». Oui car rien d’autre ne m’entourait, si ce n’est ces hauts nuages blancs. Puis, il fallait que je me lève, il était l’heure de reprendre le travail. Trêve de rêverie, la réalité revient !

Le lendemain, vers 9h05, je me suis rendu du coté de Paris 7ème, je devais rencontrer un client sur les coups de 10H00. J’avais préparé mon discours la veille et les points clés que nous devons aborder aujourd’hui. J’étais encore sur le chemin, tenant en main mon lecteur MP3, changeant de piste. Quand, soudain, j’ai senti comme quelque chose qui allait me tomber sur la tête. Alors je me suis décalé d’un pas, regardant au dessus de moi et attrapa au vol cet OVNI. C’était un stylo rouge. D’un rouge bien particulier. On aurait dit un bordeaux, tout du moins c’est le sentiment que j’ai eu. Je regardais à droite et à gauche. Espérant trouver son propriétaire, mais rien. Alors, j’ai changé de trottoir pour attendre que son propriétaire se manifeste. Mais il n’y avait toujours personne. Je regardais ma montre à plusieurs reprises avant de me décider de partir. Arriver en retard à un rendez-vous comme celui-ci, était la pire des choses à faire. Surtout quand tu es prestataire. Je me suis dit tant pis, je repasserais dans le coin un peu plus tard. Jamais, je n’aurais pensé que cette anecdote allait devenir une trilogie à plume.

Une fois, en allant à un mini concert de saoul française, histoire de sortir et se changer les idées. J’ai trouvé un drôle d’objet. Un bout de bâton. Je le ramassai avec une certaine curiosité. Au premier touché, le matériau semblait d’une matière assez noble. On aurait dit un morceau de bambou d’une très grande qualité. Puis, à ma grande surprise, c’était un stylo à plume.

Une autre fois, j’étais allé voir « Remember me » au cinéma des halles au forum. Je ne sais plus pourquoi d’ailleurs. Parce que je n’ai jamais trouvé Robert Pattinson très convaincant comme acteur. Et pourtant, dans ce film, il y’avait quelques choses. Ou bien était-ce le talent du réalisateur qui a su exploiter au mieux ce dernier. Je sais, je vais me faire huer par les petites minettes fan de ce monsieur, mais j’assume ! Et cette fois là, en sortant du cinéma, les larmes aux yeux, j’avais envie de marcher. Je suis allé en direction du châtelet. Quand soudain, j’ai vu une petite boite tomber du sac d’une demoiselle. On aurait dit une boite à plumier, comme celle que j’avais quand j’étais au lycée.  Je la ramassai avec le plus grand soin.

Et soudain un flot de souvenir me revint. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai repensé à mon premier amour du collège. Une jeune fille bien qui plus tard s’était marié à contre cœur avec un homme qu’elle n’aimait pas. On parle dans ce milieu de mariage arrangé pour l’intérêt des deux familles. Je trouvais cela stupide. Mais que pouvais-je faire à cette époque. J’étais qu’un simple gueux, un pauvre parmi les pauvres. C’est étonnant comment ma situation d’aujourd’hui à totalement changé. Je suis cadre dans une petite PME de 120 personnes, vivant dans un petit appartement de 30m², dans le 5ème arrondissement de Paris. Jamais, je n’aurais cru que j’en serais arrivé là.

 Je l’observai encore quelques secondes, avant de me rappeler qu’il ne m’appartenait pas. J’interpelai la demoiselle au beau milieu de ce monde, pour tenter de lui rendre cet objet. Elle se tourna vers moi. Puis regarda à sa droite, à sa gauche et reprise son chemin. C’est vrai que la place de la fontaine des innocents est une place où il y avait souvent foule. Donc difficile de distinguer une personne parmi une centaine déjà présente. J’accélérai le pas pour essayer de la rejoindre, mais au coin de la « rue Saint Denis », je l’ai perdu de vue. Je fis quelques pas autour de cette rue, espérant la retrouver, mais rien.

Je commençais à avoir faim, j’avais le choix entre un kebab, c’était le cas de le dire c’est certainement ici qu’il y’en avait le plus… Ou Pizza Enio, le bistrot romain et ce restaurant à ambiance africaine. J’hésitais quelques secondes. Puis, j’ai finalement opté pour des tomates farcies fait maison. Et donc, je suis naturellement rentré chez moi.

C’est comme cela que je me suis retrouvé avec un stylo rouge, un stylo plume et un kit de plume à l’ancienne. Drôle d’histoire, non ?

 

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F.I.R.

Do As Infinity

 

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Je n’ai fait que te croiser, sans t’apercevoir – Le hasard de la vie.

Mercredi 14 septembre 2011

 

Le hasard de la vie.

Part 7 : Je n'ai fait que te croiser, sans t'apercevoir

Nous étions comme deux amants destiné à se rencontrer. Et pourtant, nous n'avons fait que nous croiser au travers du temps.

J'avais l'habitude de coller au mur mes idées, non pas sur un post-it comme le faisait la pluparts des gens. Au contraire, je préférais gribouiller mon inspiration du jour sur les feuilles A4 de mon bloc note. J'avais de quoi écrire un roman, tellement mes murs croulaient sous les flux de mon imagination débordante. J'ai mes petites habitudes. Comme utiliser systématiquement un stylo rouge ou une plume à l'encre pourpre, parfois bleu turquoise ou vert émeraude. Mais, j'étais plus souvent pour le rouge, tantôt bordeaux, tantôt rouge vif. Pour la petite histoire, ca remonte à quelques années auparavant, lorsque je signais mes premiers documents administratifs. Je n'avais qu'un stylo rouge sous la main. Depuis, j'ai gardée cette habitude comme une marque personnelle.

Un jour, en faisant tomber par la fenêtre, un de mes précieux stylos. J'ai descendu les 6 étages de mon escaliers si vite, que je m'étais à peine rendue compte du fait que j'étais déjà en bas. J'ouvris la première porte du rez-de-chaussée sans la moindre hésitation, puis poussa du mieux que je pouvais cette vielle porte en bois. Je fis quelques pas en direction de l'endroit éventuel de mon trésor perdu. Mais rien. Je me mise à scruter sous les voitures, mais toujours rien. Les gens me regardaient curieusement. Je dévisageais les gens, essayant de trouver un coupable. Quelqu'un qui aurait pu trouver ma plume d'inspiration. Mais toujours rien. Mon stylo avait bel et bien disparu. Je me demandais bien qui pouvait avoir eu l'idée saugrenue de ramasser un stylo tombé du ciel. Puis, en levant ma tête, il y avait ce café en face. Je suis allée me renseigner auprès des garçons, pour voir si l'un d'eux n'avaient pas vu quelqu'un s'abaisser comme pour prendre quelque chose. Et l'un d'eux, me fit signe que "oui". Il y avait un homme qui a soudainement éviter un objet tomber de nulle part. Comme s'il savait que sa vie était en danger. Là, je me suis dit "ouf!". Heureusement que je n'ai blessé personne. Il continua son histoire. Puis le patron l'appela. Je n'en su pas plus. Si n'est peut être qu'il était typé asiatique, avec une veste blanche, mon stylo rouge à la main. Il semblait attendre que son propriétaire se manifeste. Puis, il se mit à regarder sa montre à plusieurs reprises avant de décider de partir. Voilà comment, j'ai perdue mon premier stylo rouge, celui qui écrivait d'un joli bordeaux.

La seconde fois, c'était mon plume Susutake "Itomaki & Radenn" que j'avais perdue. Un cadeau de mon grand père. Un stylo d'une rare beauté, constitué d'une structure particulière en bambou de plus de 150 ans d'âge. Imaginez un vin rouge ou même un whisky bien conservé. Ca donne forcément envie d'y goûter. Là, c'était pareil, ce stylo avait une valeur inestimable à mes yeux. Je n'avais aucune idée du prix, encore moins sur le fait que ce produit était extrêmement rare en Europe. Car à mes yeux c'était le souvenir du père de mon père. Mon grand père me savait passionnée d'une folie d'écrire. C'est pour cela qu'il m'a offert cette plume. Et je l'ai perdu je ne sais où. Cela m'avait angoissé toute une semaine, a ne plus m'endormir.

Une autre fois, c'est ma plume Sergent-Major et son kit complet que je perds aux "halles au forum". Je devais rejoindre une amie pour un cinéma. Ce jour là, c'était "Remeber me" que nous sommes allé voir. Ce film m'avait profondément touchée. J'avais encore les larmes toutes chaudes quand je suis sortie du cinéma. Et ce n'est qu'en allant manger un Osso Bucco chez Pizza Enio, tout près de la fontaine des innocents, que je me suis rendu compte qu'il manquait quelques choses dans mon sac. Je venais de perdre mon kit traditionnel de plume à écrire qui provenait du temps de ma grand mère. Quelques minutes auparavant, j'ai cru entendre une voix, mais quand je me suis retournée, il n'y avait personne. Enfin, disons qu'il était plutôt difficile de discerner la moindre personne au milieu de ce monde. Je regrette de n'avoir pas prêté plus d'attention à ce moment. Je suis partie, guidée par mon envie d'italien. Peut être qu'à ce moment, j'aurais pu récupérer mon plume. Peut être que si j'avais fait un peu plus gaffe, on me l'aurait apporté. A quoi bon penser au passé, c'est déjà trop tard.

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Pizza Enio

Ils font un excellent Osso Bucco. Pour le reste, il semble que ce ne soit pas terrible au dire d'un proche.

43 Rue St Denis – 75001 Paris
tel: 01 40 26 39 07

 

La plume Susutake

 

Remeber me – Réalisé par Allen Coulter. Avec Robert Pattinson et Emilie de Ravin.

 

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Lit d’hospital – Le hasard de la vie.

Mardi 13 septembre 2011

 

Le hasard de la vie.

Part 6 : Lit d'hospital

J'ai longtemps admirée cet homme. Et c'est cela qui m'a poussée à l'aimer. Mais, jamais je n'aurais pensée que ce serait sur un lit d'hospital que j'aurais eu l'occasion de lui dire mes sentiments. Non, jamais…

J'étais sur un banc, à attendre le prochain bus. Celui qui allait me mener à Saint Michel. Ce jour là, j'avais envie de cinéma. En fait, non pas vraiment. On m'avait parlé d'un festival du cinéma coréen. C'est plutôt lui qui m'en avait parlé. A l'écouter, j'étais déjà transportée dans le film. Il avait un sens inné pour parler de ces films, vous donnant l'impression de vivre le cinéma et d'être acteur du film. Il disait souvent qu'un réalisateur capable de vous faire ressentir quelques choses en faisant ressortir vos émotions. Ca c'est un cinéaste de talent!

Ce soir là, c'était "LATE AUTUMN" qu'il voulait aller voir. Je le savais, c'est pourquoi je m'étais renseignée. La séance été donc prévue le vendredi 14 octobre 2011, à 21h20. Et c'était ce jour là que je suis sortie. Espérant le croiser à tout hasard. Auparavant, je n'avais jamais vu de film coréen… Ah, si, juste "Old Boy". J'ai été le voir par curiosité et surtout parce que la presse spécialisé en faisait des éloges. Mais, ce film m'a traumatisée. Depuis, Corée rime avec violence. J'avais vu d'autre film asiatique, mais rien n'avait jusqu'à maintenant retenu mon attention. Pourtant je parle bien des références du genre. Ah quoi, vous-dites? Attendez que je m'en souvienne… Quelques choses comme les "7 samuraï", "Kids return" ou encore "La rage du tigre".

Me voilà enfin arrivée. Le bus 21 me déposa à proximité de Saint Michel, quartier latin de Paris 6. Il ne me restait plus qu'à trouver le "30, rue Saint André des Arts" pour pouvoir assister à cette séance.

Quelques heures après, sortie de ma séance, j'ai pleurée. C'était trop triste. Je ne sais même quoi penser de ce film. J'étais juste touchée au plus profond de moi même. Ca m'a fait plus de mal qu'autre chose. C'est peut être pour cela que je n'arrive pas à émettre un avis sur ce film. Et c'est là que j'ai compris une chose. J'ai compris ce qui nous séparé, lui et moi. Je pensais qu'il y avait juste un fossé, une demi-mesure. Mais en réalité, il y avait un trou noir entre nous. Je venais de comprendre ce qui m'avait attirée chez lui. Je le savais, j'avais ma petite idée, mais jusqu'à maintenant, je n'arrivais pas à la décrire. Il avait vécu milles expériences que je n'ai pas connue, milles richesses et émotions. Tristesses, joies, douleur, peine, amour, amitié, … et j'en passe. C'est pour cela qu'il était capable de comprendre et d'aimer ces films dramatiques. Au contraire de moi, qui ne suis baigné que dans le bonheur où le moindre choc, le moindre sentiment douloureux me heurte.

Ce soir là, je ne l'ai pas vue. Et pourtant, quelques jours après, il me parlait de ce film comme d'un chef d'oeuvre. Il était là ce soir là. Sortie en larme et en toute discrétion, il avait disparu. Je ne l'ai même pas remarquée.

On devait se voir aujourd'hui, à 12h45, à l'heure de sa pause déjeuné. Il passait de temps à autre dans le coin, pour manger coréen, Chez maman. Ce petit restaurant avec quelques couverts, tout au plus une quinzaine, et qui faisait parti de la liste de ces restaurants préféré. D'ailleurs bien perdu dans le 7ème, à quelques centaines de mètres des invalides. Mais quand il m'en parlait, je voyais des lumières dans ces yeux. Ca me donnait souvent l'eau à la bouche.

Il était 12h50, j'avais prise un peu de retard avec ce rendez-vous client. Vous savez comment c'est dans les cabinets de conseils; on est toujours pris par le temps. Mais pas lui, lui il vivait à son rythme, tout en restant professionnel. D'ailleurs, je n'ai jamais su ce qu'il faisait. Il gardait sa vie professionnelle pour lui. Il savait faire la part des choses que je n'arrivais pas encore à faire. Peut être, est-ce la différence d'âge qu'il y'a entre nous deux qui faisait cela. Non, c'est bien plus que cela. Nous n'avions pas du tout le même vécu.

Je suis finalement enfin sortie, débarrassée de ce client au téléphone. A ma surprise, il y avait du monde à la sortie des invalides. Je me demandais bien ce qui pouvait bien avoir à cette heure-ci. Mais, je n'avais guère le temps de m'y attarder. J'ai filée en vitesse, en direction de chez maman. Mais, je ne l'ai pas vu. Je restais sans réponse à mon mail. Et encore moins au téléphone et SMS. Je suis restée sans nouvelle de lui. Tout du moins jusqu'à 21h00, j'ai reçue un appel de la SAMU. Et j'ai compris qu'à ce moment là, cet accident à midi, c'était lui. J'en ai pleurée toute une soirée, avant de pouvoir lui rendre visite.

C'est sur son lit d'hospital, dans le coma, que j'ai pue lui avouer ce que je ressentais pour lui. Une semaine après, j'ai apprise son décès. J'ai pleurée jusqu'à ne plus avoir de larme. J'ai pleurée toute une semaine, toute une vie, toute une éternité, …

 

*****

J'ai écris ce texte avec le point de vue d'une jeune femme. Je comprends que certain films cités ici ne puisse pas plaire à tout le monde. Mais à mes yeux, ce sont des références en la matière et font parties des films que j'ai ou que j'ai eu dans ma bibliothèque.

Les références:

  • Les 7 samuraï – Film de Akira Kurosawa avec Toshiro Mifune.
  • Old Boy – Film de Park Chan-wook avec Choi Min-sik.
  • Kids return – Film de Takeshi Kitano.
  • La rage du tigre – Film de Chang Cheh avec David Chiang et Ti Lung.
  • Late autumn – Film de Tae-Yong Kim, que je n'ai pas encore vu et que j'ai hâte d'aller voir. Pour plus d'information, c'est l'article que j'ai écris sur le festival franco-coréen du film qu'il faut aller voir.

Chez maman, est un petit restaurant coréen bien sympathique. Un de mes préférés!

18, rue Amélie – 75007 Paris
Métro 8 – La Tour-Maubourg
tel: 01 45 51 45 87

Ouvert du lundi soir au samedi (à vérifier)

Les images correspondant aux films, par ordre d'affichage: Les 7 samuraï, Old Boy, Kids returnLa rage du tigre et Late autumn.


 

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Même si j’ai envi de t’embrasser, ce sont mes larmes qui m’en empêchent – Le hasard de la vie.

Mardi 13 septembre 2011

 

Le hasard de la vie.

Part 5 : Même si j'ai envi de t'embrasser, ce sont mes larmes qui m'en empêchent.

Vous est-il déjà arrivé d'aimer quelqu'un? Oui, vraiment au point d'en perdre la tête? Certainement. Mais, est-ce à ce point? Imaginez un instant que votre meilleur ami aime cette même personne. Quel triste destin me direz-vous, qui relate souvent de la fiction. Et pourtant… Et pourtant, parfois, le destin nous joue ce genre de tour. Destin auquel on doit faire face. A ce moment, il n'y a pas 36 solutions. Et cela ne sert à rien de tourner autour du pot. Sinon, se serait au risque de ramasser les pots cassés. L'ambiguïté a l'art et la manière de détruire à la fois l'amitié et l'amour. Alors, dans de telles situations, que feriez-vous à ma place? Dites-moi?

Car… Moi, j'ai préféré taire au silence mon amour que de me laisser torturer l'esprit. Je n'arrivais pas à concevoir un amour d'un côté et de l'autre une amitié perdue. Vous penserez peut être que je manque de courage. C'est peut être vrai. Peut être pas… C'est peut être le contraire, j'ai trop le sens de la droiture. C'est inné en moi. Non, pas du tout. On me l'a inculqué depuis l'enfance. Depuis, je n'arrive plus à m'en défaire. Cela fait parti de moi. Et dans ces moments critiques, c'est cet enseignement ancré au plus profond de moi qui reviens. J'ai beau essayé de m'en défaire, mais rien y fait. Je suis déchiré entre lui, mon meilleur ami, et elle, celle que j'ai aimé. Oui, j'ai bien dit que j'ai aimé. Mon désir, ma volonté est bien moins forte que cette amitié sincère. Non, pas parce que mon amour n'était pas sincère. Au contraire. Mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Mon coeur était déjà déchiré. J'ai préféré feindre ne rien savoir, pleurer dans mon coeur et ne pas m'exprimer. Pour me protéger d'une douleur encore plus forte et qui ne ferais que me plonger dans mon désarroi. Dans mon ancien moi. Celui qui était enfermé dans son enfer, flageller par la peur.

Quand, j'étais enfant, je pouvais me réfugier ailleurs, dans l'inconscient. Je pouvais me parler à moi même, à cette partie noire, obscure. Me faire une psychanalyse de moi même. Me raisonner par la raison de l'être ou ne pas être. Du comment et du pourquoi. Et je finissais toujours par m'en sortir. Car j'en ressortais plus fort, comme le dit Friedrich Nietzsche dans le "Crépuscule des idoles". Mais une fois adulte, une fois face à la réalité. Je n'avais pas d'autre choix que de prendre des décisions. Vite et décisive. Alors, c'est dans ce genre de situation que j'arrive au mieux à me préserver. Quitte parfois à tout perdre, perdre ce qui pouvait m'être de plus cher. Comme si tout chose avait un poids de mesure, je savais pertinemment laquelle peser le plus lourd. Je savais comment gérer ce genre de situation. Car, j'ai été confronté à beaucoup plus grave. A des choix de vie ou de mort. Tout du moins, c'est comme cela que je l'ai toujours vécu.

C'est ainsi, que mon meilleur ami, c'est marié. J'étais présent ce jour là. Heureux pour lui, qu'il puisse trouver son autre moitié. Mais d'un autre côté, mon coeur balançait entre la peine et les pleures. Car, même si j'ai eu envi de l'embrasser, elle. Ce sont mes larmes qui m'en ont empêchée. Alors, je n'ai rien dit. Rien qui puisse entraver leurs bonheurs. Et j'ai pleuré. Pleuré de tout mon coeur. A en faire tomber les saules pleureurs les plus démunis.

*****

Ce texte m'a été inspiré de cette chanson "Cry Alone", provenant de l'OST de Bad Guy. Quelques part, c'est une expérience que j'ai vécu. Comme dit le dicton "Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort." (Crépuscule des idoles – 1888, Friedrich Nietzsche). C'est peut être pour cela que je ne suis pas mort, parce que je vie encore. Parfois, je me dis que je devrais me laisser aller au sentiment. Mais mon sens de la loyauté est peut être plus fort que moi. En tout cas, si on peux parler de loyauté. Ce n'est peut être pas le bon mot. Plutôt sincérité ou droiture.

Et il y'a aussi cette vidéo qui a accentué cette inspiration. (비담 이별가…Ending Theme)

 

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Une jolie blonde – Le harsard de la vie

Mercredi 7 septembre 2011

Le hasard de la vie.

Part 4 : Une jolie blonde.

Je revenais de l'autre bout de Paris, un peu déçu que le magasin de sport soit fermé ce matin. D'autant plus que je n'avais pas la possibilité de repasser dans l'après midi. Je devais reprendre au plus tard à 14h00. Il était déjà 13h00 et je commençais à avoir faim. La nécessité d'être rassasié se faisait ressentir. D'autant plus que ce soir, j'avais une activité qui nécessite un apport important en sucre lent pour pouvoir me dépenser. Je scrutais rapidement d'un coin de l'oeil les métros qui croisaient la ligne 12 pour déterminer où est-ce que j'allais jeter mon dévolu. J'ai vu la 14 et ca m'a fait tilt. J'avais très peu de temps pour manger et le Kadoya était parfait pour ca. Ce restaurant japonais tenu par des chinois a la particularité d'avoir un service éclaire. En effet, si tu viens seul, voir à deux, tu peux manger en 10 ou 15min chrono, même en heure de pointe. A tel point que le figaro, en fait toute une réplique, je cite "La 13. Service Dragon Ball Z."

En sortant du métro "Pyramide", j'ai longé sur quelques mètres l'avenue d'opéra, les yeux rivaient de l'autre côté. J'étais très surpris de voir, chez Nicolas, des tables installées à l'extérieur – Nicolas est une franchise de caviste. Habituellement, on regarde leurs jolies vitrines de l'extérieur qui varie en fonction de la thématique. Quand je suis pressé et que j'ai besoin d'une bouteille, c'est chez eux que j'y vais. Je me souviens encore de cette bouteille, le "ché", un vin argentin que j'avais pris par curiosité. Pas terrible d'ailleurs et pourtant à l'ouverture, l'arôme avait bien l'air sympathique au point de titiller mon nez. Ce qu'il faut retenir de cette boutique, c'est qu'il propose un panel de vin intéressant et à petit prix. Ce jour là, je trouvais inhabituel de voir ces tables et ces chaines. D'autant plus que c'était marqué "bar à vin". Ca m'a encore plus intrigué et je me suis arrêté 3 secondes. Je sorti mon portable pour voir si j'avais le temps de passer devant la boutique. Malheureusement, il était déjà 13h20 et ma faim m'a convaincu de ne pas y aller.

Je tournai à  droite, prenant la "Rue Thérèse" pour arriver sur la "Rue Saint Anne" Et c'est juste au croisement que se trouve le Kadoya. 3 jeunes demoiselles me devancent, mais elles doivent attendre que des places se libèrent.  Habituellement, il n'y a pas tant de monde. C'est peut être fonction des horaires ou des jours d'influences, me disais-je. J'attends à l'extérieur, tentant de demander s'il y avait de la place disponible pour une seule personne. Je n'ai pas eu le temps d'attraper au vol le premier serveur déjà parti à l'assaut, qu'une seconde personne, cette fois-ci, une serveuse, passa devant mon nez. Puis, elle fit un pas en arrière. Chose étonnante. Son regard m'avait croisé même pas 1 millième de seconde et cela lui a suffit pour comprendre que j'étais seul. Elle me fit signe de rentrer. Quel perspicacité, j'étais impressionné. D'ailleurs, elle est assez mignonne, mais trop parfaite de visage, trop superflue, trop plastique. Elle baragouine un français plus ou moins claire, ce qui me fait penser qu'elle devait être ici, en France, pour étudier ou quelques choses dans ce genre.

Elle m'installa rapidement, me posa la carte et une serviette blanche. A mon tour, je posa mon bouquin sur le comptoir. Enleva le casque Philips SHL9600 du cou, le plia et l'enroula autour de mon lecteur MP3 Cowon J3, le tout posé sur mon livre. Je fis semblant de jeter un coup d'oeil sur la carte; je savais déjà parfaitement ce que je voulais, un menu à base de Katsudon. De la viande de porc pané cuit avec un oeuf reposé sur un bol de riz, accompagné d'une pointe de gingembre vinaigré et de ciboulette émincé.

La serveuse adossée au comptoir, revint vers moi me demandant si j'avais choisi. Je lui répondis sans hésiter, le "Menu D, un Katsudon, s'il vous plaît". Elle s'adressa à ma voisine qui prit un "Lamen avec une tranche de porc". C'est à ce moment, que je me suis rendu compte d'une chose. Elle était jolie, blonde, discrète, donnant l'air d'être totalement innocente, … J'aurais parié sur une étrangère, elle avait pas mal de point commun avec une fille que j'ai connu et qui venait de la Louisiane. La serveuse nous donna un fût d'eau à partager, en nous demandant si cela ne nous dérangeait pas. Je pris les devant en acquiesçant de la tête. Puis, je pris la bouteille et servis la demoiselle. Elle me remercia poliment. Puis elle consulta son téléphone comme si de rien n'était. En lisant son mail, elle semblait donner l'impression d'attendre quelqu'un ou quelque chose.

Rapidement, ma salade et ma soupe arriva. J'entamai sans attendre la salade avec mes baguettes. Bu la soupe sans la cuillère, comme si je buvais un saké. Juste après, je m’essuyai la bouche. Puis, je me mis à observer ma voisine; elle semblait absorbée par la technique du cuistot qui se trouvait devant nous. Il était en train de préparer un chop suey à base de chou chinois, soja, carotte et crevette. Rien de bien extraordinaire à mes yeux. Mais elle ne semblait pas du même avis, son visage s'illuminait comme si elle avait affaire à un spectacle de magie. D'un point de vue technique, lever un grand poêle et faire sauter les légumes ca restait du commun des mortels. Finalement, je pris du recul et je me dis que l'on pouvait être ébailli. C'est moi qui ne suis pas normal. J'ai grandi en cuisinant et cela me paraissait tellement normal et acquis.

Je venais de finir mon verre d'eau, je remplis à nouveau son verre et le mien. Puis, je lui demandai si elle était du coin et si elle y travaillait. Pas du tout, me répondit-elle d'un ton assez timide. Je sais maintenant qu'elle n'est pas étrangère. Par curiosité, j'insistais pour savoir d'où elle venait. Elle me dit: "de Rennes". "Ah Rennes, j'ai de la famille par la bas". J'attendais de voir sa réaction, mais rien. Etait-elle trop timide ou pas ouverte à la discussion. Je n'en sais pas plus et je n'en serais pas plus. Je n'ai pas plus insisté, d'autant plus que son bol de ramen arrivait en même temps que mon Katsudon. Ce n'était pas le moment idéal pour discuter, un ramen ou un katsudon froid ce n'était pas terrible. Je ne voulais pas lui gâcher le plaisir de manger son plat, même si je trouve que le ramen n'a pas de goût si on le compare au Phö.

Je mangeai rapidement, m'essuya la bouche, me leva, prenant mon lecteur mp3, mon casque, mon bouquin et la fiche d'addition. Passant en caisse, je remerciai et salua solennellement le service et la jeune demoiselle. Je ne me souviens plus d'avoir décroché un sourire. Mais en sortant, ma journée a été illuminée par ce joli visage. Simple, naturelle et pleine d'innocence. Là seule chose dont je savais d'elle, elle était en RTT et pris ce temps là pour faire une viré sur Paris.

 

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Mon drame… Le hasard de la vie.

Mardi 6 septembre 2011

 

Le hasard de la vie.

Part 3 : Mon drame…

Au début, je ne m'étais pas trop posé la question. Je l'aimais et j'acceptais le fait qu'elle soit totalement indépendante, libre de faire ce qu'elle souhaitait. Oui, vous avez compris, l'idée de la femme au foyer, c'est très peu pour moi. Au contraire, j'affectionne l'idée de la femme moderne, celle qui travail, celle qui s'assume. Par ailleurs, c'est un des critères qui m'a persuadé de venir m'installer en région Parisienne, loin de ma famille.

Nous n'étions pas mariés et encore moins fiancé. Mais cela faisait déjà 3 ans que l'on se connaissait, qu'on sortait ensemble et que l'on s'aimait. Pas d'un amour d'un soir, c'était bien plus profond que ca. J'avais trouvé mon autre moitié. Une personne compréhensive et ouverte.

Certains médisants diront: "mais c'est parce qu'elle est jolie que tu es avec elle". C'est vrai qu'elle a un joli minois, mais ca je ne l'avais même pas remarqué. En tout cas, pas tout de suite. Ce qui m'avait stupéfié chez elle, c'était plus son côté femme simple et sans prise de tête. D'ailleurs en parlant de cela, si je devais dire quelques mots à son sujet et si je je devais la décrire, ca serait de cette manière.

Elle est assez fine, mais pas trop quand même – les corps de mannequins ce n'est pas trop mon truc. Une petite poitrine, mais pas trop, juste comme je les aime. Puis de toute façon, qu'elle en est plus ou moins, ca n'a pas plus d'importance à mes yeux; je l'aime tel qu'elle. Mais surtout, ce que j'aime chez elle, c'est son dynamisme. Je ne vous dis pas tout, son sourire fait des ravages chez moi. Rien que cela, c'est constamment le soleil dans mon coeur. Imaginez-vous un instant, l'obscurité qui bascule en un rien de temps, laissant place au jour. Hé bien, C'est comme ca à chaque fois que je la vois ou que je la croise. Et puis, son charme d'un naturel indescriptible, c'est peut être ce qui m'a le plus frappé chez elle. Elle aussi, tout comme je l'étais, a un côté très curieuse, que j'aime beaucoup. Rien de tel pour égayer votre quotidien. Vous comprenez pourquoi je l'aime autant maintenant. Et pour rien au monde, je ne la laisserais à un autre.

En parlant de curiosité, nous nous étions mis d'un commun accord qu'aucun de nous ne devait empiéter sur la vie privé de l'un ou de l'autre. C'était une drôle de chose, comme une clause de confidentialité signé entre nous deux. Puis, je crois que chacun de nous ressentais le besoin d'avoir un espace à lui, un moment privilégié pour faire ce qu'il souhaitait. D'ailleurs, c'est peut être pour cela que nous n'avions pas emménagé ensemble.

Et pourtant, Dieu sait que l'on en avait envie. Vous ne pouvez même pas vous imaginez, le nombre de fois où j'avais envie de lui faire l'amour, de l'étreindre, de lui baiser le corps à l'en faire frémir, de sentir son corps sur le mien, d'avoir nos mains unis l'un dans l'autre, lors d'une quelconque relation sexuelle ou même sensuelle. Jusqu'à maintenant, j'avais réussi à me contenir. Parce que c'était elle que j'aimais, c'était elle que je voulais avoir pour femme. Alors pourquoi pas de relation sexuelle avant le mariage? Pourquoi? Peut-être, suis-je vieux jeu. Mais si je dois aimer une seule femme, si je dois lui faire l'amour. Ca sera avec celle que j'aurais choisie, ma femme. Et aussi par ce que je suis Chrétien et je tiens à honoré ma foi, ma croyance.

Par contre, elle en profitait. Elle me connaissait. Elle connaissait mes points sensibles et surtout mes faiblesses. Du coup, elle n’arrêtait de me faire des allusions au sexe. Je résistais et ca l'excitait. Ca la faisait rire, de me voir impuissant et tellement persuadé face à mes convictions. Elle prenait plaisir à me narguer. Et je crois que c'est cela qui lui plaisait en moi. Elle devait aimée ma ténacité dans l'adversité.

D'autant plus qu'avec un visage de petite sainte, on a du mal à croire qu'elle pouvait avoir ce côté pseudo-sadique. Vous ne pouvez même pas imaginer le nombre de fois où elle a joué avec moi. Entre enlever son collant et me le donner sur une terrasse de café au milieu de tout ce monde et en toute discrétion. Elle avait réussi à m'exciter et à un tel point que mes mains en tremblaient. Et encore, je suis gentil. Le plus difficile de ma vie, a été notre dernier rendez-vous au cinéma, elle me caressait la jambe de long en large, puis parfois, elle remontait son petit doigt jusqu'au ventre… A ce moment là, j'ai failli céder. Heureusement, qu'il y'a eu un malaise dans la salle et le SAMU a du intervenir. Ce qui m'a permis de reprendre mes esprits. Ca a continué ainsi de suite. On sortait quasiment tous les soirs ensemble. Même le midi, je venais la rejoindre pour que l'on puisse déjeuner à deux. J'étais tellement fou amoureux d'elle, que même s'il fallait traverser tout Paris pour la rejoindre, je le faisais sans la moindre hésitation. Elle était mon rayon de soleil, mon sourire, ma vie!

Puis, peu à peu, elle ne trouvait plus le temps. Ni le midi, ni le soir. Je n'ai rien dit, parce que je savais qu'elle lui arrivait d'être débordée, voir absorbée par son travail. Puis, plus le temps passait et plus le doute se creusait. Elle était de moins en moins disponible, voir plus du tout. C'est alors que j'ai commencé à m'inquiéter. J'ai essayé de me raisonner, me disant que mon amour pour elle était si fort que rien ne pouvais m'affecter. Et pourtant, j'ai commencé à faire des choses inhabituelles ou à perdre patience.

Quand notre relation a vraiment cessé de l'être, oui car cela faisait déjà 1 mois qu'elle ne me parlait plus. J'ai fini par succomber de jalousie me poussa à l'observer. Au point d'adapter mes habitudes, horaires de travail, en corrélation avec ce qui allait devenir mon drame, ma déchéance.

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