Le hasard de la vie.
Part 7 : Je n'ai fait que te croiser, sans t'apercevoir
Nous étions comme deux amants destiné à se rencontrer. Et pourtant, nous n'avons fait que nous croiser au travers du temps.
J'avais l'habitude de coller au mur mes idées, non pas sur un post-it comme le faisait la pluparts des gens. Au contraire, je préférais gribouiller mon inspiration du jour sur les feuilles A4 de mon bloc note. J'avais de quoi écrire un roman, tellement mes murs croulaient sous les flux de mon imagination débordante. J'ai mes petites habitudes. Comme utiliser systématiquement un stylo rouge ou une plume à l'encre pourpre, parfois bleu turquoise ou vert émeraude. Mais, j'étais plus souvent pour le rouge, tantôt bordeaux, tantôt rouge vif. Pour la petite histoire, ca remonte à quelques années auparavant, lorsque je signais mes premiers documents administratifs. Je n'avais qu'un stylo rouge sous la main. Depuis, j'ai gardée cette habitude comme une marque personnelle.
Un jour, en faisant tomber par la fenêtre, un de mes précieux stylos. J'ai descendu les 6 étages de mon escaliers si vite, que je m'étais à peine rendue compte du fait que j'étais déjà en bas. J'ouvris la première porte du rez-de-chaussée sans la moindre hésitation, puis poussa du mieux que je pouvais cette vielle porte en bois. Je fis quelques pas en direction de l'endroit éventuel de mon trésor perdu. Mais rien. Je me mise à scruter sous les voitures, mais toujours rien. Les gens me regardaient curieusement. Je dévisageais les gens, essayant de trouver un coupable. Quelqu'un qui aurait pu trouver ma plume d'inspiration. Mais toujours rien. Mon stylo avait bel et bien disparu. Je me demandais bien qui pouvait avoir eu l'idée saugrenue de ramasser un stylo tombé du ciel. Puis, en levant ma tête, il y avait ce café en face. Je suis allée me renseigner auprès des garçons, pour voir si l'un d'eux n'avaient pas vu quelqu'un s'abaisser comme pour prendre quelque chose. Et l'un d'eux, me fit signe que "oui". Il y avait un homme qui a soudainement éviter un objet tomber de nulle part. Comme s'il savait que sa vie était en danger. Là, je me suis dit "ouf!". Heureusement que je n'ai blessé personne. Il continua son histoire. Puis le patron l'appela. Je n'en su pas plus. Si n'est peut être qu'il était typé asiatique, avec une veste blanche, mon stylo rouge à la main. Il semblait attendre que son propriétaire se manifeste. Puis, il se mit à regarder sa montre à plusieurs reprises avant de décider de partir. Voilà comment, j'ai perdue mon premier stylo rouge, celui qui écrivait d'un joli bordeaux.
La seconde fois, c'était mon plume Susutake "Itomaki & Radenn" que j'avais perdue. Un cadeau de mon grand père. Un stylo d'une rare beauté, constitué d'une structure particulière en bambou de plus de 150 ans d'âge. Imaginez un vin rouge ou même un whisky bien conservé. Ca donne forcément envie d'y goûter. Là, c'était pareil, ce stylo avait une valeur inestimable à mes yeux. Je n'avais aucune idée du prix, encore moins sur le fait que ce produit était extrêmement rare en Europe. Car à mes yeux c'était le souvenir du père de mon père. Mon grand père me savait passionnée d'une folie d'écrire. C'est pour cela qu'il m'a offert cette plume. Et je l'ai perdu je ne sais où. Cela m'avait angoissé toute une semaine, a ne plus m'endormir.
Une autre fois, c'est ma plume Sergent-Major et son kit complet que je perds aux "halles au forum". Je devais rejoindre une amie pour un cinéma. Ce jour là, c'était "Remeber me" que nous sommes allé voir. Ce film m'avait profondément touchée. J'avais encore les larmes toutes chaudes quand je suis sortie du cinéma. Et ce n'est qu'en allant manger un Osso Bucco chez Pizza Enio, tout près de la fontaine des innocents, que je me suis rendu compte qu'il manquait quelques choses dans mon sac. Je venais de perdre mon kit traditionnel de plume à écrire qui provenait du temps de ma grand mère. Quelques minutes auparavant, j'ai cru entendre une voix, mais quand je me suis retournée, il n'y avait personne. Enfin, disons qu'il était plutôt difficile de discerner la moindre personne au milieu de ce monde. Je regrette de n'avoir pas prêté plus d'attention à ce moment. Je suis partie, guidée par mon envie d'italien. Peut être qu'à ce moment, j'aurais pu récupérer mon plume. Peut être que si j'avais fait un peu plus gaffe, on me l'aurait apporté. A quoi bon penser au passé, c'est déjà trop tard.
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Pizza Enio
Ils font un excellent Osso Bucco. Pour le reste, il semble que ce ne soit pas terrible au dire d'un proche.
43 Rue St Denis – 75001 Paris
tel: 01 40 26 39 07
La plume Susutake

Remeber me – Réalisé par Allen Coulter. Avec Robert Pattinson et Emilie de Ravin.

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